Et si on codait en Français

Ne pas savoir programmer est un handicap.




Le monde évolue, la technologie suit le cours du vent. Nous voici en 2019 en plein dans l’ère de la révolution numérique et, de nos jours, l’outil informatique est plus que notre frère qu’on cotoye habituellement au quotidien et la programmation notre sœur à qui on confie toutes histoires. Celle-là qui apporte des solutions réconfortantes à nos problèmes sociaux. Alors, il est clair que de nos jours contrairement à l’époque de nos parents, l’analphabétisme ne désigne non plus l‘attitude de ne pouvoir ni lire ni écrire mais de ne pas savoir programmer pire utiliser l’outil informatique.


Apprendre à programmer devient donc une tâche capitale et un élément essentiel dont tout enfant doit se munir. D’autre part, de nos jours l’anglais occupe la place de la langue internationale du digital ceci provoquant malheureusement un frein à l’apprentissage de la programmation pour ceux qui ont pour première langue le français ou alors leurs dialectes. L’Afrique, celle-là qui compte environ 80 pays dont 542 millions d’habitants et dont la plupart ont pour première langue le français, connait le plus fort taux de l’analphabétisme numérique dans tout le monde. Pourquoi ? Parce que les langues telles que l’anglais occupent en plein le monde du digital. Les enfants ayant pour langue officielle ou pour seconde langue le français ou les langues maternelles n’ont-ils donc pas la chance de pouvoir eux aussi coder ? « Coder en langue » :tel est donc le nom du concept qui se positionne comme étant une arme puissante pour la promotion de chacune des langues de communication existantes en les positionnant comme langues de créativité numérique.



Selon Mme Arielle KITIO, CEO de CAYSTI (Cameroon youth school tech incubator), « la première édition de CEL sera Coder en français (CEFr) dans l’objectif de positionner le français comme une langue leader de la production numérique dans le monde, de donner une facilité aux enfants francophones de pouvoir être éduqués dans le domaine des nouvelles technologies et de renfoncer la culture de créativité dans l’espace francophone. »


Ce n’est pourtant pas tout… l’objectif spécifique de CEFr est aussi d’organiser une compétition internationale regroupant 05 pays francophones dans le monde soit 10 000 éleves formés et 5000 prototypes de projets. Il est certainement temps de réveiller en les enfants francophones le gout de coder. Ne perdez pas le fil de l’évolution de CEFr : une véritable pépite à suivre…